24 octobre 2009
Variété française : La simplicité d’un disque, la simplicité d’un chanteur marseillais
N.B : aux amateurs de "Chanson Française", avant de pousser des cris, sachez que j'aborde aussi la variété française, la peinture, le cinéma... La simplicité d’un disque, la simplicité d’un chanteur marseillais …Ce n’est pas encore une voix juste, mais il y a la justesse et la cohérence d’un univers fragile. Un homme jeune, frôlant l’impudeur quand il chante ou quand il parle, qu’il s’agisse de son répertoire ou de celui des autres. Sylvain Yardin ne minaude pas. Le vocabulaire est peu riche, peu varié, mais va droit au but. Le chanteur Leny Escudero confessait volontiers qu’il n’utilisait que 300 mots dans l’ensemble de son répertoire. Après tout, à bas les fioritures ! Le risque de la simplicité, c’est de frôler l’amateurisme. Ce qui n’est pas le cas de Sylvain Yardin, peut-être aussi parce qu’il porte un fardeau personnel et n’attend pas de plaire à tout le monde, de gala en gala, l’artiste est rôdé à l’exercice depuis des années. Dans le fond il est plutôt étonnant que cet album si personnel sorte de façon aussi tardive. Car c’est un jeune homme qui s’expose : sur internet, à la télé (France 5, sur le thème du piercing). C’est un homme à l’identité riche. Il est aussi le reflet d’une variété française qui s’est démocratisée. Pour le meilleur et pour le pire, mais il était temps que l’expression musicale soit accessible au plus grand nombre et ne soit pas le terrain de chasse gardé de majors, labels se targuant d’un certain prestige, journalistes du haut de leur chair ou de nostalgiques du « c’était mieux avant, tout est nul maintenant » ou encore de gens qui se font des fois une trop haute idée de la chanson ou de la variété. Peut-être que la qualité n’est pas toujours entièrement au rendez-vous mais la sincérité de nombreux artistes est là. On mesure cette qualité aussi à la détermination d’un chanteur, de sa durée. Internet est une redoutable foire aux illusions. Combien d’artistes dilettantes sont restés sur le carreau, croyant qu’il suffisait de mettre ses œuvres en ligne pour être connu, reconnu, aimés, appréciés ? Sylvain Yardin revient de la Foire aux illusions et nous livre Marseille dans le brouillard. L’album, d'une étrange beauté, d’un chanteur qui a encore des comptes à régler avec l’enfance (L’Idylle Atroce), qui à travers des chansons aériennes, solaires même parfois, affronte la Mort, la peur de la mort, l’angoisse. Heureusement, l’amour est là fragile caché dans cette ville qui lui est sienne, qu’il chante dans l’ouverture de l’album, cette ville, Marseille noyée dans le brouillard. Un brouillard où il cherche l’Autre, l‘Amour. Voici un album qui a l’audace d’exister, troublant, générant parfois le malaise. De la variété OMNI -Objet Musical Non Identitfié. Marseille dans le brouillard est un disque à mi-chemin entre la chanson d’art et d’essai et la variété. Et aussi la porte d’entrée grande ouverte, officielle de Sylvain Yardin dans la jungle des artistes. Luc Melmont Entretien avec Sylvain Yardin - Bonjour Sylvain Yardin, je me trompe si je dis que vous êtes dans le milieu de la musique et du show depuis quelques années ? Disque Marseille dans le brouillard - sortie officielle le 16 décembre 2009 Une production Trilogie Halexander- Contact Management/Boutique Jeff Bonnenfant/delachansonfrancaise2007@yahoo.fr Points de vente : Concerts, Ebay, priceminister, site officiel.
Bonjour Luc, non vous vous trompez pas, je suis bien en effet dans le milieu artistique depuis quelques années...Tout a commencé tres jeune, lorsqu'avec mon frere nous avons formé un groupe de chante et de danse, nous nous sommes alors produit dans plusieurs maisons de retraite...Quelques années plus tard, j'ai décidé de reprendre le chemin de l'écriture et de la scene. Je suis alors parti jusqu'en Belgique pour faire la premiere partie d'un artiste transformiste et a mon retour sur Marseille, je me suis investi de plus en plus a cette passion.
- J'ai entendu parler de vous avec la chanteuse Robert, à qui vous consacriez un site (une chanteuse que j'ai découvert avec la reprise de sa chanson l'Appel de la Succube par Jann Halexander qui vous a écrit une musique, le monde est petit!), il semble que c'était une belle passion, cette passion est-elle toujours brûlante?
Cette passion est toujours aussi brulante et intense... Je vais voir RoBERT en concert privé le 3 Octobre et le 27 Mars a L'Olympia...C'est une chanteuse que j'admire beaucoup par sa détermination, son écriture mais surtout cette facon d'interpretée ses chansons
Souhaitez-vous être considéré comme un fils spirituel de ces chanteuses françaises décalées comme Robert, Mylene Farmer ?
Je ne penses pas être un chanteur décalé mais un artiste aux textes déchirés. De là a me considérer comme un fils spirituel, je suis bien loin de tout ça, je crois... Je demande pas d'avoir la carriere a la Mylene, mais avoir le meme parcours que RoBERT me réjouirait.
- Et que ressentez-vous pour l'univers de Jann Halexander ?
Je suis un grand fan. J'aime beaucoup ces mots et maux... ce mélange de théme et un univers Magistralement authentique... Si sincerement, je n'aimais pas ce qu'il fait, je me serais jamais aventuré dans cet aventure avec lui.
- J'aime votre voix, votre sincérité, votre énergie sur scène, une énergie étrangement innocente, on sent une fragilité et une sorte de douce naïveté qui me séduit : le monde des requins du Show-Biz ne vous fait pas peur ?
S'il me ferait peur, je m'investirais pas dans ce milieu si on peux dire... Je sais que j'ai une voix atypique, un univers particulier, soit ca passe ou soit ca casse... Mais je resterais toujours celui que je suis, une personne remplie de passion, de but, de rêve et d'espérance...
- Que signifie pour vous l'acte de chanter ?
Ressentir et transmettre toutes sortes d'émotions. Le but de chaque chanteur.
- Ce nouvel album, l'avez-vous fait pour être connu ?
Non loin de là, mais être reconnu. Je suis un artiste qui aime l'intimité et la simplicité..
- Comment se déroule la genèse de ce bel album?
Comme dejà dit, cela fait plusieurs années que j'écris des textes, que je les interpretes et les ressentes, il était temps pour moi de mettre mes "ébauches" au propre... c'est a travers cet album aux multiples sujets que j'ai souhaité donner naissance a mon rêve. Apres plusieurs mois de travail intensif du coté de Jann Halexander pour la musique et moi pour poser ma voix dessus, c'est dans quelques semaines que je vais pouvoir donner vie a "Marseille dans le brouillard".
- Quels sont les artistes actuels que vous aimez, les styles musicaux ?
Actuellement j'écoute beaucoup Dalida, Mylene Farmer, RoBERT, Ysa Ferrer et Jeanne Mas, pour moi ce sont des chanteuses avec des textes, une histoire, un vécu surement...Mais un univers qui me touche enormement
- Pourquoi ce titre Marseille dans le brouillard, une des plus réussies du disque ?
Je ne dirais pas que c'est une des plus réussies du disque car pour moi elles sont toutes au même niveau. Ce titre est une référence et un hommage a la ville qui a fait que tout a reellement commencer pour moi. Mais "Marseille dans le brouillard" a un double sens. Marseille, ville de soleil et de la chaleur n'est jamais dans le brouillard c'est un paradoxe avec mon univers et ma vie.
- Vous êtes attaché à cette ville ? Pourquoi y rester (surtout quand on sait que hélas trop de choses artistiques se déroulent à Paris)?
Je suis attaché a aucune ville en particulier. C'est à Marseille que j'ai commencé a écrire, a vivre mes émotions, a ressentir des sentiments, a vivre mes chansons, donc forcement il y a quand meme une attache a cet endroit...
Peut être qu'un jour ou je changerais de ville, m'inpirait dans un autre lieu, on ne sait pas ce qui est fait demain. Je vie au jour le jour...
- L'Idylle atroce, est-ce du vécu ?
C'est vrai que l'on pourrait croire que c'est du vécu suite a l'intensité et la force du texte mais non je n'ai pas vécu cet ignoble acte... J'ai voulu écrire et essayer de comprendre ce que l'on pouvait ressentir en faisant cet acte, et pourquoi le faire...et c'est tres etouffant !!! Je ne regrettes pas du tout d'avoir donner naissance à "L'Idylle Atroce" même si je sais que je risque d'avoir de sacré retomber sur cette chanson, moi jeune homme de 24 ans, ecrivant et interpretant une chanson sur la pédophile, c'est quand meme un poids et du courage...
- Cet album est à la fois solaire et désabusé : avez-vous peur de la Mort ?
Peur de la Mort, non je n'en ai pas peur... au contraire elle m'attire... Je ne dis pas que je suis suicidaire ou que j'ai envie de passer a l'acte pour aller de l'autre coté mais c'est le fonctionnement de l'être humain : on naît, on vit des emotions, on construire sa vie, puis un jour on disparait ; on meurt... autant laisser un souvenir de nous derriere..
Merci pour cet interview aux questions tres interessantes...Jai pris un reel plaisir d'y répondre.
www.sylvainyardin-officiel.fr (site qui s'ouvrira courant novembre)
www.myspace.com/sylvainyardinofficiel ( Marseille )
http://sylvain-yardin.skyblog.com
09 avril 2009
Les joyaux de la Chanson Française : Nicolas Duclos pourrait être votre voisin

La rubrique Les Joyaux
de la Chanson Française a pour but de mettre en valeur, sous un angle
particulier, des artistes français ou francophones qui oeuvrent dans la
chanson. Leur niveau de popularité, la marque de leur voiture ou leur chiffre
de ventes d’albums ne nous intéresse évidemment pas.
Sur la suggestion d'un camarade enthousiaste, je suis allé à la rencontre musicale du chanteur Nicolas Duclos. C'est agréable de voir des artistes jeunes et passionnés par l'écriture et la chanson. je parle d'écriture car je ne saurais résister à l'envie de mettre en ligne ces paroles délicieuses de la chanson Mon Voisin. Nicolas Duclos aime le chanteur Marc Havet, reprend Allain Leprest sur scène mais possède également son propre répertoire, léger mais pas vide, drôle mais pas lourd. C'est une voix franche, un piano franc, pas de superflu. Il chante le 17 avril à l'Orient Express, le 13 et le 27 mai au mythique Magique.
Un détour sur son site : http://www.myspace.com/nicocanicolas avec chansons en écoute...
Mon voisin
Toc
toc toc oups... mon voisin
Il
me rend fou, mon voisin
Chaque
fois qu'je joue, mal ou bien
Pas
le temps d'dire ouf et il vient
Il
n’aime pas la musique, mon voisin
Surtout
celle, c'est l'hic, d'son voisin
Et
comme je suis ce voisin
J'ai
des ennuis
Toc
toc toc j'ouvre, mon voisin
Et
son pyjama ressemble à rien
Il
a le même âge que moi, mon voisin
Mais
il dort du soir au matin
Il
a quelque chose qui cloche, mon voisin
Sous
ses yeux les poches, j'les vois bien
Alors
c'qu'il m'reproche, mon voisin,
J'le
comprends bien
Mais qu'est-ce que j'peux faire,
Y'a rien à faire
Il m'dit d'me la fer... mer
Rouge de colère,
Il est à bout de nerfs,
Ca va dégénérer
J'lui propose de jouer moins souvent
Ca lui fait prendre un air méchant
Toc
toc toc chut... mon voisin
Je
m'exécute, pour mon bien
J'murmure
du soir au matin
J'apprends
la peinture, le dessin
Tout
ce dont j'parle c'est d'mon voisin
Quand
je fais venir mes copain
Alors
tout l'monde s'enfuit de moi très vite et très loin
Et
moi j'ai plus d'amis, j'ai plus rien
Qu'est-ce que j'peux faire,
Y'a rien à faire
Il m'dit d'me la fer... mer
Rouge de colère,
Il est à bout de nerfs,
Ca va dégénérer
Chaque fois qu'je passe dans les couloirs
J'le sens tenace, là, dans le noir,
Avec
une grosse masse, un hachoir, toutes sortes d'accessoires...
Toc
toc toc ouf, mon voisin
A
disparu, j'en reviens
Pas,
j'y croyais plus
Et
ça m'fait tellement de bien
Toc
toc toc ouf, cher voisin
Et
sans rancune on est copains
A
condition, j'te l'dis bien
Que
ta tête de con reste loin !
Mmmmm
Toc toc toc oups, mon voisin...
(paroles et musique : Nicolas Duclos)
LUC MELMONT
24 mars 2009
Témoignage d'un chanteur sur le concert de Jean-Pierre Réginal : un Grand Monsieur de la Chanson
Je mets en ligne les témoignages de gens marqués par des artistes, un témoignage vibre parfois davantage qu'une simple analyse.
Luc Melmont
Qui va à la chasse perd sa place, n'est-ce pas Luc?
Ainsi
Luc avait reçu des invitations pour aller voir le chanteur Jean-Pierre Réginal
au théâtre de la Reine Blanche le 23 mars. Ne pouvant y aller, il a gentiment
pensé à moi qui, entretemps, étais plongé dans l'écoute de son magnifique
disque arrangé par François Rauber.
Il y a du monde, et c'est très bien. C'est Réginal qui a ouvert la danse (il s'agissait d'une soirée privée avec Jean-Pierre Réginal, la désopilante Annick Roux et Henri Courseaux). C'est un virtuose du piano, j'adore sa voix. Je n'arrive pas toujours à comprendre le sens des textes, mais c'est parce que je ne suis pas très intelligent (entre nous) et surtout que je suis sensible à la musicalité globale. Mes deux moments préférés : son interprétation de Madame AliceChez Georges) et l'interprétation avec sa fille, Romane, de la chanson Les Mots s'en vont. (introduit par quelques mots sur son passé au Cabaret
Un moment délicieux. En dehors du show-biz, en dehors des médias 'dinosaures'. De la chanson proche de chacun d'entre nous, quelque chose de quotidien, beau et simple à la fois. Pour les artistes "nouvelle génération" comme mes pairs et moi, le parcours de Réginal me fait rêver, penser et surtout aimer la Chanson pour ce qu'elle est, un révélateur de nous-mêmes. C'est un peu démodé ? Désuet ? Je m'en fous (on m'a sorti la même chose sur "Ô Bel Anjou"). L'intensité est là, l'émotion est là, même si je sais bien que l'émotion n'est pas raison, mais ce que je retiens de ce concert c'est la possession d'un beau souvenir. J'étais heureux, quelques minutes, et cette fois-ci, je le savais.
Monsieur Réginal, je vous dis merci.
Jann
Halexander, auteur-compositeur-interprète.
13 février 2009
Bruno Rodriguez-Haney : interview d'un artiste du songe...
Nous en
avons déjà dans ce blog. Il n' a certes pas sorti de disques, mais des
livres et des disques à la place, et ses chansons sont en accès libre
sur internet. Itinéraire d'un artiste indépendant et à l'univers
étrange et émouvant.
1- Bonsoir, j'ai été marqué par vos chansons, le
timbre de votre voix, ma première question : qu'est-ce qui vous a poussé à
chanter ?
J’ai toujours chanté, du moins d’aussi loin que je me souvienne. Lorsque j’étais gamin, je rêvais de devenir une vedette de la chanson et puis, petit à petit, au fil du temps, cette idée s’est éloignée de moi, dans le sens où je ne rêve plus de célébrité mais de qualité. Au début des années 90, j’ai commencé l’enregistrement d’un disque mais je n’ai pas voulu aller jusqu’au bout : Je n’aimais pas ce milieu. Il s’agissait d’une « soupe » qu’il m’arrive encore aujourd’hui d’écouter : ça s’appelait « SOS tendresse ».
2- Mais chanter chez vous est-ce naturel ?
Oui, je chante sans arrêt, sous ma douche, au travail, même lorsque je suis triste. Chanter c’est comme puiser une énergie qui m’est vitale.
3- Vous écrivez vos propres textes ainsi que les
musiques ?
Oui, il est important pour moi d’avoir la main sur ce que je fais ou ce que je dis. Il y a des thèmes qui m’importent beaucoup et dont je souhaite parler comme, la pauvreté (encore un jour sans ‘’Toi », la violence faite aux femmes (Elle était amoureuse Lili), la banlieue, la vieillesse, la solitude, l’amour. Je pense que l’on peut aborder tous les thèmes et j’aime le faire avec poésie, si possible. La musique joue également un grand rôle dans la conception de mes chansons, puisque je travaille souvent la musique avant les paroles, parfois les deux en même temps.
4- D'où vient l'inspiration ?
Il m’arrive de me réveiller avec un air en tête, composer mentalement en me promenant ; ça a été le cas pour « J’aime marcher le matin », la chanson du film Ylan. Un jour de grève des transports, je marchais le long d’un canal, pour me rendre à mon travail et j’ai commencé à fredonner un air et les paroles sont venues d’un bloc. Ce qui est incroyable c’est que je l’ai finalement enregistrée plusieurs mois plus tard parce que l’air et les paroles me revenaient sans arrêt. C’est une de mes chansons préférées.
5- Ecrire et chanter des textes, c'est quelque
chose dont vous rêviez depuis longtemps ?
Je ne pensais pas que je serai capable de le faire, mais je suis comme ça, lorsque je n’ai pas les moyens de me payer quelque chose, ou quelqu’un pour faire cette chose, alors je me débrouille. Je voulais une toile (peinture) mais je n’avais pas les moyens de m’en payer une, alors je l’ai faite, puis une autre et encore d’autres et finalement j’ai exposé mes toiles. Les chansons, c’est pareil je les ‘’fabrique’’ parce que c’est ce que je voudrais entendre.
6- Ce qui est frustrant c'est l'absence de vos
disques sur le marché, c'est pour quand ?
Je ne sais pas si un jour j’en ferai un. Je devrais présenter mes titres à des maisons de disque mais je dois avouer que cela me gonfle un peu. Je suis fier parce que les gens écoutent mes chansons sur Internet. Ce n’est pas l’argent qui me motive mais la passion. Je trouve qu’internet est un outil génial. Tu déposes un titre et il se retrouve de l’autre côté de la planète en un rien de temps.
7- Avez-vous dans votre répertoire une chanson de
prédilection ?
« Les murs gris de Fontenay-aux-roses », écrite pour mon fils que je n’ai pas revu depuis presque quatre ans (tout comme le livre qui porte le même nom, écrit également pour lui) et la deuxième, comme je le disais plus haut ‘’J’aime marcher le matin’’.
8- Et avez-vous des modèles dans la musique, la
chanson ?
Oui, je suis fan de la chanteuse
Juliette, c’est un vrai phénomène pour moi. Ses musiques, ses paroles, sa voix…
Je l’écoute en boucle quand je mets mon disque préféré dans le lecteur ;
il s’agit de « Rimes féminines ». Il ne date pas d’hier mais j’étais
allé la voir en spectacle où je travaillais avant, à Paris, à la Cité
J’aime Brel, mais je peux
également écouter du RAP (j’ai d’ailleurs composé un slam qui est en ligne sur
internet : Neuf-Trois, banlieue Nord).
9- Vous sentez proches de certains artistes de
l'époque actuelle ?
Je reste attaché à mes indémodables, Brel, Juliette ; j’aime bien écouter Zazie, Souchon, Aznavour aussi
10- Vous connaissez la thématique de ce blog, vous
avez abordé la question raciale et
également la question de l'homosexualité, de façon subtile dans votre
magnifique film Ylan, comment le ressentez-vous dans le monde de la Chanson, le
regard des gens ? N'avez-vous pas le sentiment de bousculer certains clichés ?
Ylan, c’est mon film miracle. Il a été fait avec des petits bouts de rien et finalement on en a parlé un peu. Quelques semaines après sa sortie en DVD, il était en rupture de stock ; l’éditeur a été obligé d’en presser d’autres. C’est un article dans le magazine Tétu qui est à l’origine de ce petit succès. Le film continue à se vendre, grâce au bouche à oreille et le livre également.
En écrivant le livre « Ylan » d’où a été tiré en partie le film, je voulais parler de l’homosexualité mais je ne souhaitais pas m’adresser spécifiquement aux homos. Je voulais que ce film puisse être regardé par tous, homo ou non, jeunes et moins jeunes. Oui, je voulais faire passer un message simple : Qui couche avec qui, pour ma part, je m’en moque. Mais surtout, le thème principal, à mon sens, c’est : l’indifférence à la différence. En plus mon parti pris a été de faire parler un personnage invisible, lui faire poser des questions du style : Dans un couple homo, qui fait l’homme, qui fait la femme ? Vous voyez, ce type de question stupide qui me hérisse le poile. Je crois qu’il doit y avoir plus ou moins une vingtaine de ces questions idiotes. Les réponses sont données dans le contenu du film, du moins ma vision de ces réponses.
Je voulais également beaucoup de musique, peu de dialogue mais des voix off. J’ai composé une quantité dingue de musiques et de chanson, pour finalement en conserver trente-six, il me semble.
Il y a une chose encore plus incroyable avec ce film, c’est qu’il a été vu, en France et ailleurs, il y a eu peu de presse mais un peu quand même, quelques petites discutions dans des blogs mais pourtant, pas une seule critique négative. Je pense que malgré la qualité assez faible du film (parfois voulue, d’autre fois subie), les gens sont entrés dans l’histoire et qu’ils se sont interrogés en oubliant de juger le film.
En faisant ce film je voulais parler avant tout d’amour, juste l’histoire d’un homme qui aimait un autre homme.
11- Vous sentez-vous isolé ?
Non, pas le moins du monde. Mon premier film m’a donné la volonté de continuer, tant dans la musique que dans la vidéo. Je ne suis pas isolé par les autres, c’est moi-même qui aime m’isoler. Je ne peux construire qu’en puisant dans mes forces créatives et pour cela, j’ai besoin d’être en phase avec moi-même de manière a ne pas subir d’influences extérieures. Raison pour laquelle je ne fais pas de disque, sans doute et surtout, que je produits moi-même mes films. Ce n’est pas pour snober le monde du spectacle mais un jour, je rencontrerai les personnes avec lesquelles je serai heureux de faire quelque chose, même un disque.
12- Avez-vous des projets : disque, livre,
film, concert ?
Je viens de terminer un nouveau roman qui sortira bientôt (en mars ou avril) toujours chez mon éditeur. Le titre est : Le Musée de verre. Il s’agit d’une histoire un peu étrange mais qui me tenait à cœur.
Imaginez que vous soyez enfermé
dans un ascenseur avec les personnes qui vous détestent le plus. Imaginez que
ce jour-là, Dieu et le Diable se soient concertés pour juger de l’opportunité
de la fin du monde. Imaginez encore que depuis l’ascenseur panoramique où vous
êtes enfermé, vous puissiez voir le monde s’étioler, le temps s’arrêter, les
gens se transformer en statue. Et enfin, imaginez que l’on vous donne le
pouvoir de remonter le temps pour assister aux erreurs commises par chacun des
prisonniers de l’ascenseur.
Voilà l’histoire de ce nouveau roman. Avec un ange du bien, un ange des ténèbres, l’esprit d’un jeune homo et quelques personnages épouvantable de bêtise.
Durant le printemps prochain, je devrais commencer le tournage de mon nouveau film : L’Adagio. Il s’agit encore d’une histoire étrange, avec également beaucoup des musiques que j’ai déjà composées (style classique cette fois).
A la suite d’un accident de voiture qui a couté la vie à son père et son petit frère, un jeune homme est plongé dans le coma durant plusieurs années, avant de s’éveiller avec l’âge mental d’un enfant. Il prend bientôt conscience qu’il a le pouvoir d’entendre des musiques mais surtout, il est séquestré par sa mère qui le rend responsable de l’accident.
Aidé par un ange, un ancien compositeur décédé brutalement, il va pourtant retrouver toutes ses facultés, plus la capacité de composer des œuvres musicales. Et bien entendu, une grande histoire d’amour comme je les aime.
Pour réaliser ce film, j’ai déjà trouvé presque tous les comédiens, qui acceptent de tourner et d’être payé plus tard, si le film se vend. Il me manque encore deux ou trois personnages : une dame d’environ cinquante ans, une jeune femme d’une trentaine d’années et un beau garçon de moins de trente ans.
Le film se tournera à Paris et en région parisienne, avec du matériel pro dont une super caméra haute définition que je viens d’acquérir pour ce film.
J’ai déjà tourné un petit clip de présentation qui se trouve sur le net :
http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafYQZR.html
Je prépare également une bande
dessinée inspirée de mon dernier roman : Le Musée de verre. Il s’agit d’un
gros travail mais ça avance assez bien et la BD
Sinon, j’envisage de composer un opéra, sur le même thème que le Musée de verre.
On me demande souvent comment j’arrive à tout faire, parfois presque en même temps ; la réponse est simple, je n’ai besoin de dormir que quatre à six heures et je suis un hyperactif.
Merci!
Toutes les chansons :
http://www.zikpot.fr/artiste-Bruno%2BRodriguez-Haney
15 janvier 2009
Au sujet de l´album Le Marginal, par l´auteur Alain Pozzuoli...prochains articles...de Julien Clerc à Michel Sardou...
Voici une longue critique du parolier Alain Pozzuoli, auteur de plusieurs ouvrages sur la chanson, en ligne sur la page myspace officielle du chanteur Jann Halexander...dans les semaines qui suivent, nous parlerons de Coralie Clément, Julien Clerc, du retour d´Anne Sylvestre au Trianon, Romain Didier, Michel Sardou...
Minimalisme
et singularité, telles semblent être les deux caractéristiques
principales de Jann Halexander et de son dernier album, Le
Marginal. En effet, alors que certains de ses
jeunes confrères se délectent à l’envi d’océans d’orchestres
et d’effets acoustiques tonitruants, Jann Halexander mise sur la
simplicité, la tiédeur intime du piano-voix, et le ton enjôleur du
confident, en contrepoint des chanteurs-hurleurs partis à l’assaut
des télévisions et des radios.
A contrario, Jann Halexander se soucie peu d’être présent dans le landerneau médiatique. Pas ou peu d’apparitions télévisées, peu de passages radios, mais sur des antennes ciblées. Le jeune homme n’ambitionne pas de squatter les sommets des hit-parades, encore moins d’accumuler les disques d’or et les récompenses prisées par la profession. Lui, au contraire, semble se conforter sur un chemin « à l’ancienne », passant uniquement par et sur la scène, de préférence dans de petits lieux où le rapport avec le spectateur se joue « à l’intime », dans la promiscuité, la confidence, la confession, le partage. Jann Halexander est de ces artistes atypiques qui ne voient de salut que dans l’authentique, le vécu, le réel…même si celui-ci effleure parfois les cimes du fantastique ou du surréalisme. Car le vécu de Jann Halexander n’est pas des plus communs ni des plus anodins. Tour à tour vampire mulâtre, amoureux assassin et victime, ce Fregoli des amours sulfureuses s’écartèle entre attirance-répulsion (Brasillach 1945), fascination « adu-lescente » (La dame rousse, chanson hommage à Mylène Farmer), et passions destructrices (Déclaration d’amour à un vampire, J’aimerais, j’aimerais,etc).
Le marginal, dernier opus en date du chanteur franco-gabonais, conjugue tous ces modes et déroule les thèmes favoris du jeune chanteur-acteur-réalisateur. Amours vampires et dévorantes, illusions-désillusions, contradiction pêle-mêle de la victime et du bourreau. L’univers d’Halexander bouillonne délicatement comme un magma en devenir, car n’en doutons pas, cet artiste creuse son sillon, patiemment, savamment, loin de l’agitation du monde, mais, peu à peu, construit son parcours, sans hâte, convaincu en son for intérieur qu’un jour ou l’autre le grand public saura trouver sa trace et le suivra enfin sur le chemin du succès qu’il mérite. J’en veux pour preuve certains auteurs réputés comme Valérie Lemercier (Françoise G) qui n’a pas craint de signer sur son disque-grimoire.
Dans la galaxie de la chanson, il est des étoiles filantes flamboyantes et quelques planètes plus lentes et plus discrètes dont la trajectoire est parfois délicate à suivre de prime abord, pour finalement se cristalliser dans la conscience collective telle une évidence. N’en doutons pas, Jann Halexander appartient à cette seconde catégorie, et pour peu qu’il affiche par la suite des exigences un peu plus soutenues, il ne risque pas de sombrer dans un trou noir.
23 décembre 2008
Lalouline, le label qui monte...

La force de ce label indépendant production/édition, Lalouline, c'est son éclectisme, qui témoigne aussi d'une prise de risques : on passe de Cédric Barré (pop) à Marigny (chanson) en passant par du rock (Ann So, rockeuse des régions nord ouest de France, grande baroudeuse pas assez reconnue, pourrait-on dire)...les chansons des artistes connus, moins connus constituent donc la compilation LALOULINE EDITIONS, superbe édition digipack avec livret de présentation complet, soigné, un beau disque à offrir en cadeau, personnellement je l'ai fait pour mon cousin pour son anniversaire, je ne regrette pas. D'ailleurs, cette compilation n'est pas passée inaperçue dans les médias..
Découvrir Lalouline :
http://www.myspace.com/LALOULINEEDITIONS
http://www.lalouline-editions.com
Pour se procurer le disque (disponible également sur les plates-formes de téléchargement)
Editions Lalouline
57 rue de bretagne
14000 Caen
02-31-50-22-72
16 décembre 2008
Bruno Rodriguez-Haney : l´audace d´exister

Les Joyaux de la Chanson Française : Bruno Rodriguez-Haney
La
rubrique Les Joyaux de la Chanson Française a pour but de mettre en
valeur, sous un angle particulier, des artistes français ou
francophones qui oeuvrent dans la chanson. Leur niveau de popularité,
la marque de leur voiture ou leur chiffre de ventes d’albums ne nous
intéresse évidemment pas.
Certes, il a une voix qui gorge un peu, ses chansons sont parfois monotones (celle que j´aime : J´Aime marcher le matin). Quand ce troubadour métis chante l´amour, la peine ou la joie, ses yeux noirs brillent...
Il n´a, semble t-il jamais sorti de disque mais des bouquins et un film larmoyant : Ylan. Mais Bruno Rodriguez-Haney est un artiste prolixe qui a déjà écrit une trentaine de chansons pour Ylan, petit film grave, avec humour et sensibilité. La mort n´est jamais loin, tapie dans l´ombre. Peu d´informations sur cet artiste guitariste sur internet, la plupart du temps des liens audio et vidéo. La presse en parle peu : TETU, 2X...le petit monde de la Chanson l´ignore superbement et vice versa sans doute.
Bruno Rodriguez-Haney est né le 18 septembre 1960, à Chaumont
(Haute-Marne). Il est d'origine portugaise par sa mère et américaine
par son père. Autodidacte pour ce qui est de l'art, il est auteur,
compositeur, interprète, romancier, peintre et réalisateur et
accessoirement sculpteur. Après plusieurs années passées en orphelinat,
il s'installe à Paris où il poursuit ses études. Ce n'est qu'en 2003
qu'il s'investit totalement dans l'art puisqu'il expose ses premières
peintures dans une petite galerie. 2007, il publie son
premier roman : Les murs gris de Fontenay-aux-roses cette même année,
Bruno Rodriguez-Haney finalise la réalisation de son premier long
métrage(Ylan) Ce film destiné à l'origine pour n'être présenté que dans
des festival, sera publié en dvd et connaîtra un certain succès
d'estime. ( source : wikipedia)
L´artiste prépare actuellement un nouveau film dont il devrait aussi composer la musique.
Ce qui est rassurant c´est de voir comment la Chanson se colore elle aussi peu à peu, les cloisons tombent doucement...D´Henri Savaldor à Maik Darah en passant par Jann Halexander, cette palette de couleurs et de talents est fascinante et rassurante.
Son site officiel : http://www.b-r-h.com/
YLAN le DVD dans les fnacs
La chanson en couleurs :
jobaker.ifrance.com (la grande Baker)
http://pagesperso-orange.fr/joo/ ( Henri Salavdor)
http://www.laurentvoulzy.com/
http://www.julienclerc.com/#/home/
http://jannhalexander.free.fr
Http://www.myspace.com/maikdarah
http://darah.chez-alice.fr/
Les oeuvres de ces artistes sont disponibles dans les fnacs (sauf Maik Darah)
Luc Melmont
05 décembre 2008
RENDEZ-VOUS SECRET : point de vue sur une pièce de théâtre en chansons...

RENDEZ-VOUS SECRET : point de vue sur une pièce de théâtre en chansons...
Le théâtre et la chanson se mélangent peu. Et plutôt mal. Et puis ce n'est pas vraiment à la mode. Ca ne l'a jamais été. Mais que ce soit dans le décor froid du centre LGBT près du centre Pompidou ou dans le décor chaleureux de la petite salle du Théâtre Darius Milhaud, les artistes chanteurs Jann Halexander (A Table, Déclaration d'Amour à un Vampire) et Maik Darah(voix française de Whoopi Goldberg) ont su captiver le public, à travers rires et émotions.
Rendez-Vous Secret fut présenté pour la première fois au Théâtre de la Reine Blanche le 9 mai 2008, à Paris, puis à Nanterre le 20 juin. Le 27 novembre au Centre LGBT de Paris, le 28 et le 29 novembre au Théâtre Darius Milhaud. L'an prochain, le 6,7,8 mars 2009 dans la ville du chanteur, Angers. Et surement d'autres dates en France et en Belgique. Depuis le 9 mai, une centaine de spectateurs se sont rendus au rendez-vous secret : un vendredi dans l'ouest de la France, 2 frères (Jann, Julien Mavrici, jeune écrivain comédien) et la grande soeur discutent du repas de famille qui doit avoir lieu dimanche. Repas spécial, c'est les 80 ans de la Grand-Mère, c'est le moment de tout lui dire avant qu'elle ne quitte ce bas monde. Les révélations ne manquent pas. Rendez-Vous Secret sortira en DVD en février 2009 mais fait déjà l'objet d'une édition cd limitée très demandée. La dynamique prend. 
Dès le départ, le public est mis dans l'ambiance et dans l'intimité d'une famille avec la chanson A TABLE. Le 28 et le 29, un guitariste, Pablo, qui jouait le rôle du bâtard de la famille, accompagnait les artistes qui chantaient sans micro A TABLE, refrain entraînant, des gens dans le public chantonnant le refrain à leur tour. Pièce de théâtre déroutante, énigmatique, OVNI. A l'humour d'A TABLE répond la profonde tristesse de Tous les Dimanches, comptine macabre sur la pédophilie chantée par Maik Darah, et là ils 'agit de vécu, vécu de la chanteuse qui a attendu longtemps avant d'y mettre des mots (paroles signées Freddy Viau) et de les chanter. Julien Mavrici interprète tout au long du rendez-vous des poèmes qui s'insèrent dans le "tour de chant" : sa description d'un clochard donne l'occasion à Jann Halexander de rebondir en chantant L'Enfer Doré : vive le libéralisme, ode à l'opportunisme, à bas le communisme, gloire à l'arrivisme! Chanson entraînante, avec Pablo à la caisse claire et une Maik Darah qui danse, endiablée, un des meilleurs moments de Rendez-Vous Secret.
Bien sûr, Jann interprète ses Déclarations d'Amour à un Vampire, à l'atmosphère aigre-douce. Poignante est la chanson Un Cheval en Nuages, chantée par Maik Darah, sur un enfant décédé dans un accident de cheval. La chanteuse interprète ensuite de façon très personnelle Non tu n'as pas de nom, une des plus célèbres chansons d'Anne Sylvestre. A noter : presque pas de reprises dans cette pièce à part Non tu n'as pas de nom et la chanson populaire La Légende de Saint-Nicolas. La fratrie à la fin se rend bien compte que le repas aura bel et bien lieu et qu'il ne sera guère possible de faire l'impasse sur de lourds secrets. Mais chut, ne pas tout dévoiler, ce serait gâcher ce rendez-vous. Le public ressort, ravi, troublé, et franchement dépaysé.
LUC MELMONT
(photos de Sven Herbach)
26 novembre 2008
"A Table", paroles de Jann Halexander
Le chanteur Jean-Pierre Réginal, dans son interview, aime le vin rouge et le boeuf bourguignon. Nous en profitons pour mettre en ligne les paroles de la chanson A TABLE, de Jann Halexander, où comment manger du linge sale en famille entre saumon, vin rouge, crumble en miettes, anguilles sous cloche et gueule de chiens...
A Table
(texte et musique : Jann Halexander- 2006)
R.
Il va falloir se dire tout ça
A Table, à table
On va bouffer la vérité
A Table, à table
Les dîners en famille, c'est beau comme un dimanche,
Si ce n'est que personne n'apprécie le dimanche
Affronter des regards, les on dit, les reproches,
Le grand-père qui nous dit "y' a quelque chose qui cloche"
Je cherche, et trouve l'anguille sous roche,
De la raison, moi je décroche
Je n'en peux plus de la famille
Je sens que tout ça part en vrille
R.
Il va falloir se dire tout ça à table, à table,
On va bouffer d'la vérité à table, à table
Le saumon est dégeu, le vin est bouchonné,
La télé est éteinte au lieu d'être allumée,
Moi qui rêvais de drames, ceux des autres, pas les miens,
C'est foutu pour ce soir, j'en ai la gueule de chien,
Les yeux perdus dans mon assiette,
Et mon bonheur n'est qu'amas de miettes
Un crumble froid, je voudrais être sourd,
Pour me sauver, je songe à l'amour
R.
Les couverts étaient en croix quand on est arrivé
J'en déduis que grand-mère ne doit pas nous aimer,
A sa place, je comprends, elle est à la retraite
"Dégagez les enfants, mon devoir de mère s'arrête !"
Grand-mère, Grand-mère, ne désespère pas !
On est deux à haïr ces repas,
On n'en peut plus de la famille,
On voit que tout ça part en vrille
R. x2
07 novembre 2008
Jann Halexander / Maïk Darah :Spectacle "Rendez-Vous Secret" 28/29 novembre Théâtre Darius Milhaud, Paris [chanson et théâtre]
nota bene : aux artistes, aux labels, aux amoureux et amoureuses de la Chanson, envoyez-nous vos informations, vos suggestions... lucmelmont@voila.fr
Les chansons de Jann Halexander : un répertoire d’où peut surgir la passion(Chorus n°64)
Ces
scènes de vie gravées à l’eau forte sont un patchwork de choses vues,
de souvenirs d’enfance, de jeunesse, d’un hier tout proche, et toujours
présent (Le Doigt dans l’œil, juin 2008)
Théâtre et Chanson
JANN HALEXANDER …MAÏK DARAH …JULIEN MAVRICI
Dans
RENDEZ-VOUS SECRET (A TABLE…)
Vendredi 28 et samedi 29 novembre 2008 au Théâtre Darius Milhaud
80 Allée Darius Milhaud - 75019 PARIS Réservations : 01 42 01 92 26.
21H00
Le chanteur Jann Halexander (A Table, J’Aimerais J’Aimerais) nous convie à son Rendez-vous Secret, une subtile alliance entre le théâtre et la chanson. Dans une petite salle intimiste reconstituée en salon, le public plongé dans l’ambiance assiste à un dialogue entre frères et sœur.
Un vendredi, dans l’ouest de la France. Jann, le frère dandy, désinvolte et désabusé, Julien Mavrici, le cadet timide et complexé et Maïk Darah, la grande sœur, diva alcoolique et excentrique discutent du repas de famille qui doit avoir lieu dimanche. Seulement voilà, les repas de famille c’est beau comme un dimanche…si ce n’est que personne n’apprécie les dimanches. Rires, émotions, doutes et chansons au programme…
Rendez-vous Secret fut présenté pour la première fois au théâtre de la Reine Blanche le 9 mai 2008, à Paris. Cette pièce de théâtre atypique mêlant dialogues et chansons réunit le chanteur auteur Jann Halexander (comparé à Guidoni, Poulenc…), la comédienne Maïk Darah (la célèbre voix française de Whoopi Goldberg) et le comédien poète Julien Mavrici.
Première partie : Cédric Barré
Mise en scène : Jann Halexander / Maïk Darah - Un spectacle écrit par : Jann Halexander
http://jannhalexander.free.fr - http://www.myspace.com/jannhalexander - darah.chez-alice.fr - www.cedricbarre.com
chansons et extraits vidéos en ligne sur
http://www.myspace.com/jannhalexander
http://www.myspace.com/maikdarah
Tarifs : 18 euros sans réservation / 14 euros en réservation (également étudiants, chômeurs, rmistes) - Réservations : 01 42 01 92 26.
Disque LE MARGINAL en vente dans les fnacs, fnac.com, alapage, amazon en octobre 2008
Nota Bene : certains passages sont susceptibles d'heurter la sensibilité des spectateurs













