05 mars 2009
Les Joyaux de la Chanson Française : Rémo Gary

La rubrique Les Joyaux
de la Chanson Française a pour but de mettre en valeur, sous un angle
particulier, des artistes français ou francophones qui oeuvrent dans la
chanson. Leur niveau de popularité, la marque de leur voiture ou leur chiffre
de ventes d’albums ne nous intéresse évidemment pas.
Incontestable. Remo Gary est l'un des plus grands talents de la Chanson en France. Aussi bien pour les textes que la musique, fait rare. Attention, ce n'est pas de la chansonnette, ou de la ritournelle qui nous fait tourner en rond. Non, ce sont des vraies chansons dont l'écoute peut-être éprouvante et qui amène à un lien exclusif et immodéré avec cet artiste. Et de toute évidence, c'est un univers de notes et de mots si puissant et trouble que les journalistes, même spécialisés, de la chanson à texte sont à la traîne pour décrire ce talent. Quand aux gros médias qui perdent leur temps à nous dire que depuis ma mort de Brel ou Brassens, la chanson n'est plus ce qu'elle était, ils feraient mieux de voir que ce ne sont pas les talents qui manquent, loin de là. On se retrouve étourdi à l'écoute de la chanson Des coups d’pied au cœur dans son dernier album : tension tout au long du chant et de la musique, une sorte de mauvais rêve éveillé contrebalancé par un peu d'espoir, juste un peu. C'est puissant, c'est beau et c'est obsédant. Merci Rémo Gary.
Luc Melmont
25 février 2009
La solitude d'une star : Gilbert Bécaud
Il était l’un
de nos plus grands chanteurs français, avec sa mort, c’est une page qui s’est
tournée, une époque qui a disparu. Son fils, Gaya Bécaud fait un grand travail
de mise en valeur de l’œuvre de son père mais il faut regretter l’inexistence d’une
fondation Bécaud, comme il existe une fondation Brel. Chanteur prolixe (des
centaines de chansons à son répetoire), auteur d’un grand opéra, l’Opéra d’Aran,
et surtout homme de scène, de la scène. L’Olympia était SON territoire, son
chez-lui. Il chantait parmi les musiciens, impeccablement habillé, portant
serré sa fameuse cravate à pois et peu importe la chaleur des projecteurs, la
sueur. Il battait le rythme, guidait ses choristes et l’orchestre pour produire
des concerts fabuleux et spectaculaires en énergie, avec toujours une petite
pointe de belle étrangeté que n’aurait pas renié Fellini (sublime
interprétation Un petit miracle en octobre 70, à l’Olympia). A ceux et celles qui l’ont aimé, apprécié
pour ses chansons qui apportaient tant, pour son énergie scénique qui emportait
le public vers un ailleurs où tout était possible, il manque cruellement. Sur
scène, malgré son talent, Aznavour n’est plus comme avant, il faut l’accepter,
Anne Sylvestre, qui fit autrefois les premières parties de Gilbert Bécaud dans
les années 60, fait partie des derniers rescapés d’un âge d’or de la Chanson
Française, un monde se rétrécit, s’évanouit et c’est ainsi.
Il n’y a pas vraiment d’artistes pour prendre la relève. Ce n’est pas le talent qui manque, loin de là. Mais une certaine audace, une envie du « too much », la banalité du quotidien s’est immiscée sur les grandes scènes. L’artiste doit montrer qu’il est comme le facteur ou le professeur qui vient le voir, malgré l’estrade et le nom en grand sur la devanture de la salle de spectacle. On peut encore écouter un peu les chansons de Gilbert Bécaud sur Nostalgie ou France Inter, mais c’est de plus en plus rare. Voici les paroles d’une de ses plus belles chansons :
La solitude, ça n’existe pas
La solitude, ça n'existe pas.
La solitude, ça n'existe pas.
La solitude, ça n'existe pas.
La solitude, ça n'existe pas.
Chez moi il n'y a plus que moi
Et pourtant ça ne me fait pas peur.
La radio, la télé sont là
Pour me donner le temps et l'heure.
J'ai ma chaise au Café du Nord,
J'ai mes compagnons de flipper
Et quand il fait trop froid dehors,
Je vais chez les petites soeurs des coeurs.
La solitude, ça n'existe pas.
La solitude, ça n'existe pas.
Peut-être encore pour quelques loups,
Quelques malheureux sangliers,
Quelques baladins, quelques fous,
Quelques poètes démodés.
Y a toujours quelqu'un pour quelqu'un,
Y a toujours une société.
Non, ce n'est pas fait pour les chiens,
Le Club Méditerranée.
La solitude, ça n'existe pas.
La solitude, ça n'existe pas.
Tu te trompes, petite fille,
Si tu me crois désespéré.
Ma nature a horreur du vide:
L'univers t'a remplacée.
Si je veux, je peux m'en aller
À Hawaii, à Woodstock ou ailleurs
Et y retrouver des milliers
Qui chantent pour avoir moins peur.
La solitude, ça n'existe pas.
La solitude, ça n'existe pas.
La solitude, ça n'existe pas.
La solitude, ça n'existe pas.
17 février 2009
Les Joyaux de la Chanson Française : Michèle Bernard, l'accordéon aux yeux bleus...
La rubrique Les Joyaux
de la Chanson Française a pour but de mettre en valeur, sous un angle
particulier, des artistes français ou francophones qui oeuvrent dans la
chanson. Leur niveau de popularité, la marque de leur voiture ou leur chiffre
de ventes d’albums ne nous intéresse évidemment pas.
Michèle
Bernard. Lorsque cette femme aux yeux bleus vifs, pleine de rage et d'émotion,
armée de son accordéon, compagnon fidèle et blessé, apparut sur la scène
française, ce fut un choc. Une femme si jeune, si belle, maniant cet
instrument, c'est vrai que ça changeait de Yvette
Horner. Ecriture généreuse, intimiste et aussi engagée, à travers ce bel
album hommage qu'elle fit à Louise Michel
(sur sa période d'emprisonnement en Nouvelle-Calédonie). Une œuvre de qualité
qui s'est établie sur une carrière en dents de scie, de trente années tout de même.
D'ailleurs Véronique Pestel lui
rendit hommage à elle ainsi qu'à toutes ces femmes chanteuses et poétesse,
trouvent oubliées ou du moins mal mises en valeur par les pouvoirs culturels,
essentiellement masculins, à travers la douce chanson La Mimi de Saint-Julien.
Le
journaliste Jacques Vassal fit remarquer en préface d'un recueil de textes de
la chanteuse Anne Sylvestre que Michèle Bernard était l'héritière de la grande
dame aux yeux verts, tant dans la construction des textes que dans la musique.
Il y a une affinité, c'est vrai. Et puis Anne Sylvestre est elle aussi (en
partie) lyonnaise. Et elle a participé à la production d'albums de Michèle
Bernard.
Toutefois Michèle Bernard reste…Michèle Bernard. Avec des chansons pas souvent drôles (elles se comptent sur les doigts de la main), plutôt mélancoliques, presque crépusculaires. C'est un univers qui nous transporte. Je conseille l'écoute de l'album piano voix qui regroupe des chansons clés de l'artiste, retravaillées au format piano voix, au piano, l'excellent Jean-Luc Michel. Un album sélectionné d'ailleurs par Télérama qui, pour une fois, ne s'est pas trompé.
Un beau site à visiter, sans attendre : http://www.michelebernard.net
10 février 2009
Les yeux verts d'une star...

Témoignage d'une anonyme, fidèle au blog et surtout fan d'Anne Sylvestre.
"...Je suis au premier balcon, premier rang. Je revois cette grande chanteuse dans le théâtre du Trianon, complet. Nous l'acclamons, nous lui faisons un triomphe. Du haut de ses 75 années (et oui, elle est grande physiquement), la star, yeux verts, vêtue de noir, cheveux courts et flamboyants rayonne sur scène. C'est rigolo, mon ami me fait remarquer dans le public qu'il y a des sosies d'Anne Sylvestre. Tiens c'est vrai. Je flanche d'extase quand elle chante Lazare et Cécile, ancêtre de la chanson Roméo et Judith (évocation subtile du passé de la femme, soeur de l'écrivaine Marie Chaix, voir photo), je vibre quand elle sussure : quand Marie passait seulette...Marie, c'est moi...et nous l'applaudissons, très fort, pour prouver que nous l'aimons!
...Maintenant les médias parlent d'elle, de Télérama au Figaro, en passant par Arte ou France 2. Ils lui font le même coup qu'avec Salvador. Parce qu'elle revient de loin. Dans les années 70, les détracteurs de la chanteuse la surnommaient Dédé Panzer (en raison de sa grande taille, sensée effrayer les petits enfants). Et je confirme que tous les enseignants n'étaient pas fous de ses chansons, voirent faisaient de l'urticaire. A mon boulot, un collègue me disait en ricanant : Anne Sylvestre c'est bon pour les institutrices à la retraite. ...Personnellement, je ne trouve pas que les Fabulettes c'est ce qu'elle ait fait de mieux, mais au moins elle a pu renouveller son public. Moi je n'ai pas été éduquée aux fabulettes. Mais ce soir, jeunes et moins jeunes chantent Les Impedimenta. A la fin du concert, elle reçoit des fleurs. Puis après elle signe des autographes. Moi je n'ose pas voir cette virago aigre-douce, je reste sur l'émotion intense suscitée par le concert.
...Arte. Une émission, on lui pose la question si elle pense à la mort. Oui, elle y pense. Et "espère mourir le mieux possible". Elle regarde la journaliste, sourit. Qu'elle le sache : ses chansons sont immortelles."
23 décembre 2008
Lalouline, le label qui monte...

La force de ce label indépendant production/édition, Lalouline, c'est son éclectisme, qui témoigne aussi d'une prise de risques : on passe de Cédric Barré (pop) à Marigny (chanson) en passant par du rock (Ann So, rockeuse des régions nord ouest de France, grande baroudeuse pas assez reconnue, pourrait-on dire)...les chansons des artistes connus, moins connus constituent donc la compilation LALOULINE EDITIONS, superbe édition digipack avec livret de présentation complet, soigné, un beau disque à offrir en cadeau, personnellement je l'ai fait pour mon cousin pour son anniversaire, je ne regrette pas. D'ailleurs, cette compilation n'est pas passée inaperçue dans les médias..
Découvrir Lalouline :
http://www.myspace.com/LALOULINEEDITIONS
http://www.lalouline-editions.com
Pour se procurer le disque (disponible également sur les plates-formes de téléchargement)
Editions Lalouline
57 rue de bretagne
14000 Caen
02-31-50-22-72
24 octobre 2008
La peinture : peindre, un acte égoïste ? (réflexion au retour d’une exposition d’Anne Yoro)
La
peinture : peindre, un acte égoïste ?
(réflexion au retour d’une exposition d’Anne
Yoro) La peinture m’indiffère. En règle générale. Tout au plus Magritte. Monnet. Un peu Picasso. Mais je suis incapable de
m’intéresser à tout et j’ai beaucoup de choses à écrire sur la musique classique
et la chanson française, c’est un exercice
passionnant.
C’est donc avec réticence que je me suis rendu, en octobre, à
l’exposition des tableaux d’une peintre, Anne Yoro, sur les conseils d’un ami
chanteur qui m’avait incité à y aller : « Les peintures sont
magnifiques, la personnalité de la peintre n’est pas spécialement intéressante
mais vas-y, certaines de ses œuvres sont tout simplement
saisissantes. » Aller seul à une exposition ? Non merci. Ma copine n’était pas
motivée pour m’accompagner. Un collègue de travail non plus. Pour finir, le
chanteur lui-même (Jann Halexander)
était retourné en province pour des raisons de santé.
Je n’ai pas pris la peine sur internet de me renseigner sur le travail de
la peintre. La découverte devait être totale. L’exposition se déroulait au 82,
petit bar pas très loin de la Gare de Lyon, bar simple et charmant pour jeune
clientlèle parisienne (profil type : attachée commercial, informaticien,
assistant communication, vendeur chez Ikea). Peu de monde. Il est 20h, je
rentre, intimidé et aussi désemparé car je ne sais pas ce que je fais là. Je
suis venu pour voir des peintures et je réalise que je serais incapable de les
décrire ou de les défendre. La seule façon d’intéresser quelqu'un finalement
autour de moi serait de le prendre
de force par la main et de lui dire : « Tu
m’accompagnes ! ». Les peintures d’Anne Yoro sont magnifiques en effet mais n’ont rien
d’extraordinaire ou d’innovant. J’ai été toutefois marqué par cet étrange globe
terrestre coloré et évoquant un ballon de football en relief sur un fond noir
abyssal. Un mélange de lumière et de morbidité, il faut bien dire, qui m’a
surpris. Ainsi nous ressentons chacun à sa façon les œuvres que nous observons,
écoutons, lisons.
Mais je ne suis pas resté longtemps, juste le temps de prendre un jus, de
le boire très vite. Ma présence dans ce lieu était anormale. Mais je suis
parti vite car j’ai réalisé quelque chose : l’acte de peindre est un acte
égoïste dans la société actuelle. Lorsque j’emploie le mot égoïsme, je l’emploie
pour ce que ce mot signifie, pas pour la connotation péjorative qu’on y met.
Lorsque je suis confronté à des peintures actuellement, je me rends compte que
trop souvent c’est de l’abstrait, de l’onirisme, mélange de forme et de couleur,
où les être vivants sont exclus. L’image du peintre solitaire dans son antre
séduit les gens (jusqu’à une certaine limite), mais cette image ne me séduit
pas. Qu’il s’agisse d’une nonne ou d’une peintre, la quête de la solitude me
semble toujours suspecte. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Un retrait du
monde. Le tableau n’a d’intérêt alors que dans le prix. On peut parler d’un
écrivain généreux, d’un chanteur généreux, d’un cinéaste généreux c'est-à-dire
des artistes qui ont le sens du partage, il est difficile de parler d’un peintre
généreux ou d’un sculpteur généreux. Il est possible de communiquer avec le
chansonnier, avec l’écrivain
public, ça ne l’est pas avec le peintre. Dans ces conditions, il est encore plus
difficile de rentrer dans « l’œuvre ».
Bien sûr, ce n’est qu’un avis personnel, une réflexion qui peut heurter.
Posséder chez moi une peinture achetée 750 euros ne
m’apportera jamais la joie, le plaisir ou la plénitude d’écouter un disque ou de voir un film.
Ce ne sera qu’un produit de plus dans mon ridicule appartement. A la limite qui
me permettra d’être un peu snob quand j’inviterais des gens. Oui, c’est cela, un
produit prestigieux. Mais un produit quand
même.
Luc Melmont
Le site d'Anne Yoro http://www.anneyoro.com/yoro.htm
23 octobre 2008
Les joyaux de la Chanson Française : Anne Sylvestre
Les joyaux de la Chanson Française : Anne Sylvestre
La rubrique Les Joyaux de la Chanson Française a pour but de mettre en
valeur, sous un angle particulier, des artistes français ou francophones qui
oeuvrent dans la chanson. Leur niveau de popularité, la marque de leur voiture
ou leur chiffre de ventes d’albums ne nous intéresse évidemment pas.
Nous sommes sans doute quelques milliers à travers le monde à posséder le coffret Intégrale Anne Sylvestre de 1957 à nos jours. Nous sommes peu nombreux, je crois, à l’écouter en boucle. Mlême si je sais qu’il existe une collectionnite aigüe autour d’Anne Sylvestre dans les brocantes de France et de Navarre. J’en ai fait des brocantes ! Souvent je tombais sur les fabulettes, c’est gentil c’est bien fait mais ça reste pour les enfants, je préfère le répertoire pour adultes.
Un dimanche après-midi, j’écoutais donc Anne Sylvestre, en compagnie d’une amie. Un moment, nous écoutâmes en silence Non tu n’as pas de nom, sublime chanson sur le thème de l’avortement. Non tu n’as pas d’existence, tu n’es que ce qu’on en pense… Un dialogue entre une femme et le foetus qu’elle a. Va-t-elle avorter ? Ou pas ? Si elle avorte, elle devra sans aucun doute affronter les jugements d’autrui, notamment celui des hommes qui n’y connaissent rien. Nous sommes alors dans la France des années 70, Simone Veil est l’ennemie à abattre des catholiques intégriste. Cette femme, rescapée des camps, juive se bat pour la légalisation de l’avortement. Il s’agit de fournir un cadre légal et d’en finir avec les faiseuses d’anges, les opérations clandestines et ratées qui mènent parfois à la mort. Il s’agit aussi, sans doute, d’éviter l’insondable tristesse qui peut s’abattre sur une femme violée et qui porte l’enfant du violeur. Après tout les années 70 sont un terreau fertile pour l’affirmation de valeurs dites féminines, l’émancipation des femmes, pas seulement en Occident.
Non tu n’as pas de nom sort en 1973, un an avant la légalisation de l’avortement. Cette chanson devient célèbre auprès du grand public lorsque sur les conseils de la médiatique avocate Gisèle Halimi et l’écrivaine Benoîte Groulte au cours d’une émission radio, elle est diffusée. D’ailleurs chaque année, sur certaines radios ou Arte, pour commémorer la légalisation de l’avortement, une réelle avancée dans la société française, qui redéfinissait aussi en partie les rapports homme-femme, cette chanson est diffusée. Avec Non tu n’as pas de nom, Anne Sylvestre confirmait sa présence au panthéon de la Chanson Française, aux côtés de Jacques Brel, Léo Ferré, Barbara.
A la fin de la chanson, mon amie me demande : « Elle a avorté ? ». Tiens. Voilà une question que je ne m’étais jamais posé. Et l’amie de rajouter : « C’est chanté avec une telle force, une telle sincérité, cette chanteuse n’est pas comédienne. ». Ah ? Et pourquoi pas, après tout. Il faut faire attention à ne pas confondre le chanteur et l’œuvre même si les interactions entre le réel et le non-réel sont nombreuses. Après tout, bien des artistes puisent dans leur vie pour écrire des chansons, n’était-ce pas le cas de Jacques Brel?
Mais alors dans ce cas, Anne Sylvestre aurait été dans sa vie : Eléonore, Maryvonne, Judith, Mathilde, Madeline, elle aurait été l’amante de l’étranger qui arrive dans la ville dans L’Aveu, elle aurait été Marie qui ne comprend pas ce qu’on ne lui trouve pas. Elle aurait été Jeanne-Marie, cette femme forte qui n’a pas besoin de personne, elle aurait été même toutes les femmes chantées dans Une Sorcière comme les Autres, autre chef d’œuvre lointain, sombre à la guitare triste et peu expansive en notes. Elle aurait été la mère de Xavier et Xavier en même, Xavier dont l’entourage découvre qu’il aime peut-être les hommes, chanson subtile.
Mais ces personnages, sans doute, ne sont après tout …que des personnages. Même si elle chante n’être que le brouillon de ce qu’elle voudrait être (si mon âme en partant).
Qui sait ? Jean Monteaux parlait déjà dans son ouvrage consacré à la chanteuse dans la collection poèmes et chansons (Seghers), la personnalité insondable d’Anne Sylvestre, chanteuse tendresse, chanteuse colère, chanteuse mystère…
Luc Melmont
Découvrir, redécouvrir Anne Sylvestre :
- Albums distribués dans les fnacs par EPM,
- www.annesylvestre.com (site officiel avec les dates)








