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Dans la série 'je suis raciste / Me too', voici Salvini, lointain héritier en verbe et en physique d'un certain Mussolini. Ce qu'il y a de bien avec les racistes de tout genre, c'est l'absence totale de surprise. On sait  que sous un gouvernement raciste, et bien, la parole se libère, les actes aussi, c'est vieux comme le monde. Prenez Daisy Osakue : elle est belle, elle est italienne, elle peut représenter fièrement son pays lors du prochain championnat d'athlétisme. Hélas, pour certain(e)s, elle n'est que noire. Et pour certain(e)s c'est un problème. Suffisant pour que des hommes, braves et fiers en groupe, passent en voiture et lui jettent un oeuf dans la figure. La fierté masculine, on vous dit. L'Italie : ses ruines, ses campagnes, ses vins, ses fromages, ses plages...et ses millions de racistes fiers de l'être, qui beuglent quand la France gagne la coupe du Monde, qui beuglent contre Mario Balotelli, grand footballeur et maintenant contre Daisy Osakue. Une Italie qui crache sur les noirs de chez elle, sur les migrants  pauvres mais qui accepte avec obséquiosité l'argent des stars afro-américaines de passage sur leurs yatchs (Will Smith etc). Honnêtement, en ce moment, si vous êtes de couleur : évitez l'Italie. 

 

Pierre Perret - Mélangez-vous