Eric_Maiolino_Photo_1

Eric_Maiolino_Photo_2

 

Le temps, les raisons familiales me manquent pour parler de certains artistes, ce qui est dommage car chaque jour je reçois des sollicitations d'artistes indépendants, de labels indépendants mais aussi de grosses maisons de disques. Je devrais m'en sentir flatté, je suppose. Cela veut surtout dire que les blogs que je dirige sont plutôt visités. Si cela peut permettre au public lambda de découvrir, redécouvrir des artistes, c'est une joie. C'est aussi l'aspect très positif d'internet : être une fenêtre d'ouverture sur tant de possibles. Et aussi permettre les possibles. Internet a permis à nombre d'artistes atypiques, pas forcément 'bankables', pas forcément représentatifs des goûts de la fameuse ménagère de moins de 50 ans, d'éclore, de durer aussi. Internet, ouverture sur les possibles ? Internet, également accélérateur de possibles. C'est quand même internet qui a permis de faire entendre davantage la voix de chanteurs indés issus de la communauté LGBT (et qui s'adressent à tout le monde sans pour autant se cacher), ce qui est d'autant plus remarquable que le milieu chanson est plutôt réac. Il y a la figure tutélaire de Nicolas Bacchus, pionnier parmi les pionniers et qui heureusement, merci, ne s'est pas assagi. Ont suivi, pêle-mêle, côté masculin, Bruno Bisaro, écrivain chanteur, Jann Halexander, ou encore Eric Maïolino. Ce chanteur dont la voix fait penser à celle de Stephan Eicher propose des chansons efficaces, aux riffs de guitare entêtants, où l'humour parfois se faufile derrière des vers de tendresse. Atmosphère solaire. De l'album 'Révélations', je retiendrai sans conteste la très belle chanson 'Te tenir la main', dont je vous laisse savourer le texte ci-dessous. 

Soyez attentifs à l'actualité concerts d'Eric Maïolino, s'il passe près de chez vous, ce serait dommage de le rater. Son disque est disponible sur les plates-formes de téléchargement légales.

 Ericmaiolino.com – youtube.com/EricMaiolino

L.M

 

Te tenir la main (fairy story) 

Sur un banc public, à midi avec mon amoureux

Pour poser la tête sur son épaule, je me rapproche un peu

J’aimerais me blottir dans ses bras

Mais on ne peut pas

 Plus loin, c’est un homme qui promet sa vie à une femme

Le mien si je l’appelle « mon amour », il dit que je m’enflamme

Si on s’enlaçait rien qu’une fois

Mais on ne peut pas 

Pas devant les autres, pas en public

Si je ne peux pas te tenir la main

Devant les autres et en public

Si je ne peux pas, je ne peux rien

 Fairy story

But not a fairy tale

Fairy 

Dans la rue, on marche côte à côte mais pas trop près, pas trop

Il frissonne si je frôle sa main et encore plus son dos

Promis, je n’essaierai pas plus bas

On ne peut pas 

Devant son bureau, c’est là qu’on doit se quitter d’un coup

Et en guise d’au revoir, j’ai droit à une bise sur la joue

Pas de baiser de cinéma

On ne peut pas 

Pas devant les autres, pas en public

Si je ne peux pas te tenir la main

Devant les autres et en public

Si je ne peux pas, je ne peux rien

 Mais moi les autres, je veux qu’ils sachent, je veux qu’ils voient

Je ne peux pas être heureux si je dois le cacher

Si on montrait qu’on s’aime, qui en serait choqué ?

Dis-moi pourquoi on ne pourrait pas 

Devant les autres et en public

Si je pouvais te tenir la main

Devant les autres et en public

Si je pouvais, ça serait bien

 Fairy story

But not a fairy tale

Fairy 

Texte et musique : Eric Maiolino

Publication avec l'aimable autorisation de l'artiste 

Je ne suis pas un homme par Eric Maïolino