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Mea culpa. Pour des raisons familiales, je suis passé à côté de ma mission : vous informer un petit peu sur ce qui se passe dans le milieu chanson. Il se passe beaucoup de choses, hein ?

Je vais vous parler de l’album de Nicolas Duclos sorti en septembre 2012. La Fin de l’innocence. Je tiens à être direct : je ne vais pas en parler beaucoup. Parce que quand on trouve un album beau, intéressant, accessible, une fois qu’on a dit ça, il est difficile d’aller plus loin. Bon. Voilà. Nicolas Duclos, vous le connaissez. Nous l’avons interviewé sur ce blog. Un homme simple et passionnant par sa simplicité, son humanité. Les chansons sont à l’image de l’homme. Ce premier album n’est pas l’album d’un débutant puisque le chanteur connaît l’art de la scène, il y paraît bien. Il établit un rapport direct avec les gens sans flonflons. On peut acheter ses disques directement sur son site, très sobre, très clair, solaire. Il propose aussi ses disques après ses concerts.

Mais peut-on penser l’épanouissement artistique réel de Nicolas Duclos sans évoquer le Magique ? Difficile. De là où je suis, le Magique est un endroit parisien mystérieux car s’il est cité dans le guide du routard, Michelin, il ne semble pas que ce lieu ait la côte auprès de tout un réseau chanson. On en revient à la question des clans, que j’évoquais dans un article l’an dernier. Mais je ne pense pas qu’il y ait un clan Le Magique. Ni même une école ! Toutefois Marc Havet, ce chanteur talentueux dont nous avons également parlé, à la tête du Magique depuis trente ans, a permis l’existence sur le long terme de chanteurs et chanteuses qui n’ont pas forcément la caution Télérama, Arte ou les honneurs des festivals : Nicolas Bacchus y fit ses débuts, pour ne citer que celui-ci. En fait on pourrait en citer d’autres qui continent leurs chemins, bon an, mal an : Nathalie Solence, Clémence Savelli, Jann Halexander, Nicolas Duclos etc. Les lieux chansons se raréfient en France, y compris sur Paris, pourtant capitale-monde.  Le Magique est toujours là. Malgré une sorte d’étrange divorce consommé entre mes ‘collègues’ (Michel Kemper, Norbert Gabriel etc) et ce que ce cabaret représente…et les artistes qui y font leurs armes sont en général toujours là. Sortent des disques, se produisent dans ce cabaret mythique et ailleurs. Nicolas Duclos en est la plus belle preuve. Dont l’album apporte joie et bonne humeur sans démagogie. Prenons acte !

Luc Melmont

 

Pour commander l'album : www.nicolasduclos.fr