Allons-nous changer vraiment ? le mot de la peintre Anne Yoro
...Voici déjà un certain temps que ce blog Culture et Chanson existe...ce n'est pas mon gagne-pain mais un besoin de parler de certaines choses dont on parle peu par ailleurs. Dire que ce blog relève d'une envie de combler un manque personnel serait réducteur. Car en fait il répond à une demande plus large. A l'heure où beaucoup de médias, blogs y compris, se contentent par exemple de reprendre un communiqué de presse sur la sortie de tel ou tel disque sans y apporter de point de vue, ce blog via mon point de vue mais aussi celui d'autres personnes-personnalités (je pense au chanteur Ulrich Corvisier) essaye d'aller plus loin, de creuser les choses. Je précise, côté chanson, la qualité d'autres blogs, bien que différents par leur ton mais néanmoins à mes yeux incontournables, celui de Michel Kemper, celui de Fred Hidalgo, mais aussi la revue en ligne Le Doigt dans L'Oeil, entre autres signatures, rédigée par l'excellent Norbert Gabriel. Petit coup de coeur aussi pour le magazine Idoles Mag qui sait mélanger chanson, folk, variété sans tomber dans la démagogie des chiffres et des charts qui ne veulent plus rien dire chers à Platine.
Si ce sur blog je ne vais pas faire maintenant la liste des chanteurs, chanteuses dont il a été question, après tout je vous invite à parcourir ce blog en long, en large, je veux aussi préciser (encore)que je ne parle pas que de chanson, je reçus certains mails surpris de gens qui ne comprenaient pas que je puisse parler de variété, de pop, de cinéma, de films d'animation, de politique ou ... de peinture.
On ne peut pas rester les bras croisés à se dire que la peinture a ses magazines spécialisées et que sur un blog généraliste il n'est pas besoin d'en parler. Ce serait idiot. La peinture est un Art et l'art concerne tout le monde. A travers la peinture, le peintre a quelque chose à dire. Au delà de son art (je dis bien au-delà et non en dehors), le peintre a aussi quelque chose à dire. Sa parole ne saurait être cantonnée uniquement à l'expression artistique. Il est, comme tout individu, membre d'un société, et combien même il serait isolé (ermite ?), il ne rompt pas le contrat social.
C'est pourquoi j'ai tenu à publier ce mot de bonne année écrit par la peintre talentueuse Anne Yoro dont nous avons déjà évoqué le travail sur ce blog, un travail loin de tout consensus, un travail non-lisse, bref une oeuvre belle, et qu'on ne vienne pas me dire : oui mais quand on est pas éduqué à la peinture, quand on n'a pas les codes, difficile d'apprécier. Ah la belle affaire...ce n'est évidemment pas vrai. Il suffit d'éteindre son portable et d'apprendre à observer. De cesser de dire qu'on a pas le temps. Et d'arrêter un moment d'aller voir des expositions d'art contemporain sans queue ni tête, entre 2 rendez-vous, parce qu'on en a parlé dans Télérama ou les Inrocks. Je remercie infiniment la peintre de m'avoir autorisé à publier son mot -et je m'excuse du retard pris. Je suis en accord avec son propos et c'est une façon à travers elle, à travers nous, de souhaiter une bonne année2012, avec toutes les espérances, les craintes que cela peut révéler. Merci.
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Allons nous changer vraiment ?
2011 aura été une «sacrée» année. C'est en effet le moins que l'on puisse en penser...Etait- ce le prix à payer pour commencer à comprendre? Les scandales en tout genre ont balayé ce qui nous restait de certitudes et les doutes ont fait place aux puissantes fondations de nos raisonnements...
Et si nous avions tort? Une chose est certaine, c'est que plus nombreux sont ceux qui se rapprochent de la nature, qui s'érigent contre l'argent-roi et qui reconnaissent toutes les humanités ...Mais on peut s'interroger sur l'impact de ces postures sur nos quotidiens!
A constater la préséance des organisations pyramidales, à entendre les mêmes «amen» aux politiques en manque d'inspiration mais dont l'aspiration aux devises n'est pas remise en question, une question lancinante m'obsède:
«Avons nous vraiment changé?»
Là où les hommes une fois de plus restent divisés, de nombreux textes sacrés s'accordent sur une chose: c'est la fin des temps. Il ne s'agit pas de la fin du monde, mais bien de la fin des temps. Celle qui devrait marquer une évolution, des révolutions...
«Ou en sommes nous?»
Pendant que certains attendent le messie, d'autres espèrent l'âge d'or! Les choses empirent et nous allons vers de plus en plus d'individualisme, de capitalisme à la vitesse de la lumière. Car dans le fond, aucun des mécanismes qui sous-tendent nos sociétés ne changent .Nos gouvernements vont vers plus d'horreur, pour plus pouvoir. Et cela sans volontés manifestes de réelles solutions. Mais après tout si nous ne faisons rien, «c'est que nous le validons bien».
Dans le même temps, la notion de territoire change. Les institutions et la machine politique entretiennent en nous le sentiment d'insécurité, de dualité. L'autre, l'étranger est toujours l'ennemi, responsable de tout. S'il est à la frontière de nos esprits, nos industriels peuvent cependant aller désosser leurs économies et nos gouvernements peuvent autoriser un pillage quasi systématique de nos ressources. «Alors choisissez votre camp !»
En 2012 qui peut encore croire à cela ? Après on vous parlera d'être un citoyen de la terre !
Cette terre porte de quoi nourrir l'entièreté de ces habitants et les énergies nous entourent, mais on nous fait croire le contraire. Paradoxalement, si personne ne se dit dupe, il est cependant flagrant que tout le monde se raccroche à un territoire, une histoire, à très court terme. L'amnésie jouant un rôle salvateur, réducteur. Bref un fil conducteur qui justifierait l'horreur pourvu qu'elle vienne d'ailleurs. Mais quand elle se joue sous nos yeux, nous les fermons.
«Est-il vraiment nécessaire d'adhérer à cette réalité infernale?»
Finalement il y a plus de facilités, plus de communautés autour d'une objet consommé, que de liens autour de l'inter-humain . La virtualité crée la consommation et réciproquement. Les grandes villes sont les terres de prédilection de ces pieuvres géantes, déshumanisantes, ou mille hommes décérébrés valent une conscience éveillée.
Pour autant devons nous devenir de plus en plus cyniques?
Et bien, c'est pourtant ce que continuent de prôner ou de recommander tous les modèles adossés au capitalisme. Alors que régulièrement nous continuons à dénoncer les sacrifices humains et les gouvernements totalitaires, ici la mode est au dévissages de cervelles et à la conso démocratique avec ou sans substances chimiques. Organes dealés et poudres extatiques, tout est bon pour rester en vie. «Mais dans quelle(s) vie(s)?»
Qui peut encore croire aux crises alimentaires et sanitaires sur «les territoires» d'entreprises dont les budgets de fonctionnements dépassent ceux des états concernés?
«Qui pourra encore accepter cela en 2012 ?»
Cela fait longtemps que la culture est au service du matérialisme et de la mort .
« Clique sur Jaime ou Consomme, car tu n'es qu'un code-barre »
Si nous ne produisons rien d'autre, c'est que tacitement nous acceptons....
« En 2012, le monde changera t-il ? Nous ne le savons pas, mais nous pouvons le penser autrement!
Alors tu viens ?"
2012 sinon rien...
www.anneyoro.net
Voir l'oeuvre d'Anne Yoro en ligne sur www.anneyoro.net. L'artiste possède un atelier, Lo Grifol, au 3 rue Perroty, dans le 81, à Albi.
L.M
Le cri de Clémence Savelli
On parle souvent de ces acheteurs qui vénèrent le Vinyle, ah le vinyle, le toucher, l’idée d’authenticité. Bon. Très bien. Si ces acheteurs étaient moins nostalgiques, moins de mauvaise foi, bref, plus en accord avec leur temps, au lieu de s’engoncer dans une époque idéalisée et révolue, ils verraient que de nos jours, il existe encore de beaux cds. De beaux albums, notamment en chanson. Je pense au nouvel album de Clémence Savelli, le Cri.
Je l’attendais. Je n’ai pas été déçu. Belle couverture, édition digipack, beau livret, paroles, photos sobres et léchées. Un objet sublime à la hauteur de l’extrême qualité des chansons. La chanteuse ne nous prend pas pour des cons : 18 chansons de haute volée, piano exalté, exaltant, joué par Pascal Pistone, violoncelle par Alexandre Perony, cerise sur la gâteau, présence du chœur de l’université de Bordeaux 3. Ce sont 18 chansons que ceux et celles qui aiment les beaux textes et les belles musiques ne peuvent oublier. L’esprit est marqué à jamais. Je pense d’emblée à des chansons comme Pourquoi, Si, L’Espoir. L’ouverture, Léon déstabilise par son mélange d’émotion et de subversion bienvenue dans une année cruciale pour le paysage politique français –le devenir des sdf, reflets de nos craintes sur le fil de nos vies.
La Savelli, parce que je pense qu’on peut l’appeler comme ça, comme on dirait la Sylvestre, la Pestel, la Juliette, nous prouve que l’année 2012 démarre superbement en chanson avec son cri. Un cri qui n’est pas sans rappeler celui exprimé en peinture expressionniste (Skrik, 1893) par le peintre norvégien Edvard Munch (1863-1944). La rage de Savelli n’est pas une rage intérieure, égoïste mais une rage au nom de nous tous. Peut-être est-ce cette rage qui nous concerne qui dérange dans le milieu du show-biz y compris dans le petit milieu chanson qui préfère décerner des prix à des chanteuses probablement talentueuses mais qui ne dégagent pas grand-chose si ce n’est de conforter les autoproclamés amoureux de la chanson française dans leurs petites certitudes et dans un ghetto doré et confidentiel : Agnès Bihl, Clarika, Gaëlle Vignaux.
Parce qu’on sent bien dans le fond la passion qui anime la chanteuse et lui attire un public inconditionnel mais aussi un nouveau public, constitué de gens qui ne se sentent pas forcément concernés par LA Chanson, son devenir etc…c’est avec surprise que j’ai discuté de son dernier disque, sur msn, avec un fan de Mylene Farmer qui faisait découvrir à son entourage toutes les vidéos de la chanteuse Savelli sur youtube à son entourage. Ceux et celles séduits n’ont qu’une envie, en parler. On ne peut que les encourager. J’incite des journalistes tels Michel Kemper, Fred Hidalgo, Bertrand Dicale à ne pas passer à côté de cette personnalité hors du commun.
Je parlais du piano, je voudrais revenir sur l’importance du couple énigmatique Clémence Savelli-Pascal Pistone. Si on ne peut pas en effet pas dire que les festivals et autres Victoires de la musique leur déroulent le tapis rouge, ils sont dans une fusion artistique/humaine(forcément) totale, rare qui donne une œuvre imposante, dévorante, désarmante, flamboyante qui n’est pas faite pour les médiocres. Couple mystérieux à l’image des ‘couples’ Laurent Boutonnat/Mylene Farmer, Denise Duval/Francis Poulenc, Jean Guidoni/Pierre Philippe etc…l’ombre de ce couple commence à régner sur une certaine chanson dans la culture française, il serait temps d’en prendre acte…et d’aimer leur œuvre…
Nouvel album le Cri
http://www.vivaarte.fr/clemence/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9mence_Savelli
Toujours disponible, le dvd La Seulitude
Luc Melmont
Front National : l'escroquerie française ou l'UMPSFN
Elle a l’aura d’un personnage de roman. Un méchant, évidemment. Une méchante, précisément. Aurait pu jouer les sorcières élégantes et manipulatrices dans un bon Disney. Son élocution très bonne, ses phrases toutes simples et bien assénées vont encore berner des millions de gens. Nous avons des fois abordé le sujet politique sur ce blog. Politique et chanson. Parler de Docteur Merlin, chanteur estampillé FN, évoqué Jean-Pax Méfret, parler aussi des artistes de droite (Michel Sardou, Yves Duteil), de gauche (la liste est trop longue), d’extrême-gauche(la liste est beaucoup trop longue). Récemment, nous parlions du capital sympathie de Travis Bürki pour Martine Aubry. Parce que sur ce blog nous défendons la culture, je dirais que vaguement nous soutiendrons davantage un parti de gauche qu’une droite actuelle, terreau de l’ultra-libéralisme et qui, si elle en avait eu la possibilité, aurait massacré le principe du droit d’auteur-comme si droit d’auteur était un gros mot.
Mais ne soyons pas dupes, un rappel sur l’Autre, cette femme que nous n’avons pas besoin de nommer puisque la plupart des médias le font bien sans difficultés, s’impose : elle peut toujours critiquer l’UMPS, nous pourrions critiquer l’UMPSFN, tant elle et son parti font partie du système politique, de l’élite politique depuis des années, tant ce parti s’est arrangé avec les différents gouvernements mis en places, tant ce parti a forgé des alliances à l’échelle locale, régionale avec des représentants des partis officiellement critiqués. Elle reste une pro de la politique, génie de la communication, une femme de la bonne bourgeoisie qui verse dans la démagogie la plus monstrueuse et escroque les petites gens qu'elle prétend vouloir protéger.
L.M
Mots de Seth Eden...
Le disque nos fiancailles semble être un beau collector (même Mylene Farmer, Björk ou Robert n'en font plus des comme ça), pourquoi ce choix dans un contexte de crise du disque ?
La singularité de Gilles Roucaute
Qu’il chante Bruce Springteen (en français svp), l’Hôtel particulier de Gainsbourg ou ses propres ballades, seul sur scène ou avec ses musiciens, le Franco-canadien Gilles Roucaute impose par son métier, sa prestance, sa singularité, tout simplement son aura. Sa voix n’est pas grave ni veloutée, mais plutôt sèche et en rage. Avec son spectacle Cirque Conforme (loin d’être conforme), dont on peut voir des extraits sur youtube, Roucaute déstabilise : alors chanteur ou rocker ? Ou les deux à la fois. L’un des artistes les plus originaux de la scène française de ces 10 dernières années…
Luc Melmont
A découvrir…en ligne sur youtube et dailymotion
- hôtel particulier (S. Gainsbourg/S. Gainsbourg)
- garçon garçonne (G. Roucaute + S. Boulay/G. Roucaute)
- pardon (G. Roucaute/G. Roucaute)
- le minotaure (G. Roucaute/G. roucaute)
- trailer "cirque conforme"
enregistrés en public à la Menuiserie (Pantin, 93) le 20 mai 2011. Prise de son, d'image, montage : Eric Nadot sauf "trailer cirque conforme" : montage par Gilles Roucaute
http://www.youtube.com/watch?v=ZSbwMIYIBuc (le minotaure)
http://www.youtube.com/watch?v=-wuf4AM3U0k (bande-annonce du spectacle Cirque Conforme)
http://www.youtube.com/watch?v=opAUWLMLUbo (Hôtel particulier)
Le bossu de Notre-Dame, Frollo, Claude Guéant et la droite française...
Ah Nöel…c’est LA période pour voir des sublimes Disney à la télévision. Ce vendredi 23 décembre, j’ai dégusté sur TF1 Le bossu de Notre-Dame, 48 ième long-métrage des studios Disney, 1996. Une ouverture somptueuse, un sens raffiné du détail, une bande musicale réussie, malgré quelques errements ici et là et des concessions inutiles au public dit ‘enfant’.
Je l’ai visionné avec deux amis. Frollo le personnage est assurément l’un des méchants les plus réussis de la galaxie Disney et de la galaxie cinéma tout court. Est-ce la faute aux actualités, je n’ai pu m’empêcher de trouver que ce Frollo ressemblait à quelqu’un de connu du paysage politique français…mais je ne savais pas qui…quand l’un des potes fit remarquer que Frollo ressemblait à Claude Guéant, physiquement, vocalement et peut-être même on pouvait déceler quelques similitudes de comportement…mais enfin Claude Guéant est juste un homme politique français de droite, partisan d’une politique de fermeté, sans aucune comparaison possible avec l’autre dont la seule ambition est d’éradiquer les gitans et autres ‘vermines’ de Paris…
Enfin ce que j'aurais surtout retenu, c'est la beauté d'Esmeralda, inoubliable...
Luc Melmont
Don Bluth ou le malheur d’être ersatz
Définition du mot ersatz sur wikipedia.fr
Un ersatz est un « sous-équivalent », souvent considéré de moindre qualité, d'un sujet considéré ou tout produit de substitution tenant l'office de l'original. […] Mot d’origine allemande, signifiant produit de remplacement.
Après lecture de la définition on serait tenté, comme tant de critiques du cinéma d’animation d’affirmer en effet que Don Bluth est un ersatz de Walt Disney. Le fait qu’il ait été animateur au sein des studios Disney (il a travaillé entre autres sur La Belle au bois dormant en 1958) n’arrange pas les choses.
Et il n’y a guère que les puristes et autres initiés pour déceler la différence : un certain coup de crayon, une noirceur plus prononcée, des histoires plus lourdes et complexes, des chansons moins longues mais plus nombreuses.
Parlons-en des chansons : elles restent dans la mémoire collective à l’instar de celles des classique Disney. En France, elles ont même bénéficié d’une traduction et d’un doublage de très bonne qualité. On songe à En Amérique il n’y pas de chats ! (Fievel et le nouveau monde), If we hold together, chantée par Diana Ross pour Le petit dinosaure et la vallée des merveilles, Laisse parler ton cœur (Poucelina), Loin du froid de décembre (Anastasia)…des chansons qui rappellent l’importance dans les histoires colorées de Don Bluth des valeurs telles que l’amitié, la fraternité.
Don Bluth n’a pas pris le virage de la 3D, n’a pas proposé de projet à la Pixar, bref actuellement il ne fait plus grand-chose, c’est dommage et on espère que cela ne dure pas trop longtemps.
En même temps la production d’un film d’animation est tellement coûteuse…ersatz ? Peut-être mais surtout génie, il ne faut pas l’oublier, auteur de merveilleux dessins animés…
A noter que Don Bluth a réalisé une séquence d’animation du clip du groupe de disco pop new-yorkais Scissor Sisters, Mary, en 2003.
http://www.youtube.com/watch?v=ThYOmxGgXzw
http://fr.wikipedia.org/wiki/Don_Bluth - http://www.donbluth.com (site officiel)
Filmographie :
- Le Petit Âne de Bethléem (The Small One) (1978) pour Disney
- Banjo (Banjo, The Woodpile Cat) (1979)
- Brisby et le Secret de NIMH (The Secret of NIMH) (1982)
- Dragon's Lair (1983), jeu vidéo utilisant du dessin animé
- Space Ace (1984), jeu vidéo utilisant du dessin animé
- Fievel et le Nouveau Monde (An American Tail) (1986)
- Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles (The Land Before Time) (1988)
- Charlie, mon héros (All Dogs go to Heaven) (1989)
- Rock-O-Rico (Rock-A-Doodle) (1991)
- Poucelina (Thumbelina) (1992)
- Le Lutin magique (A Troll in Central Park) (1993)
- Youbi le petit pingouin (The Pebble and the Penguin) (1994)
- Anastasia (1997)
- Bartok le Magnifique (Bartok The Magnificient) (1999)
- Titan A.E (2000)
A noter qu’Hélène Segara a repris dans une version pop Loin du froid de décembre (Anastasia), et Eddy Mitchell a donné sa voix à Chantecler, le coq rocker, sorte de sosie d’Elvis, dans Rock-o-Rico.
Luc Melmont
(quelques images diverses et variées dont des projets avortés, notamment une adaptation de La Belle et la Bête...les studios Disney en firent une sublime adaptation en 1992)
La parade nuptiale de Delphine Coutant
…Il y a un petit souci, ou un sérieux problème (ça dépend de l’angle d’approche et de notre aptitude à relativiser) avec la chanteuse Delphine Coutant en France. Quand on l’évoque, ceux et celles qui la connaissent disent : ah oui, elle a beaucoup de talent.
Et c’est tout. Lorsque le magazine Francofans consacre un dossier en 2005 aux femmes de la chanson, pas un mot sur elle. La chanteuse s’est pourtant produite au tant convoité Printemps de Bourges, au festival Alors Chante de Montauban…dommage…belle, mystérieuse, sorte de cousine éloignée de Camille (audace de l’expérience vocale, du raffinement dans les structures musicales) et de la Mylene Farmer flanquée de Boutonnat des années 80 dont elle partage l’aura, un certain mystère, Delphine Coutant impose son identité, son authenticité et nous ensorcelle avec ses chansons depuis le premier disque, Alouette, 2002. Puis ça continué en 2005, avec Comme le café empêche de s’étendre. On aurait pu se lasser avec La marée, en 2009, ce fut une vague de bonheur auditif qui submergea nos oreilles musicales.
La chanteuse est exigeante, tient la barre haute. Armée de son chant profond (sa voix est une arme), elle distille les mots sur des mélodies qui ne ressortent plus de la mémoire. Impossible d’oublier Tisserande, chanson de 4’04 minutes, pénétrante, primitive, organique, une gifle à tous les petits cons et les petites connes qui ne trouvent rien de mieux qu’à chanter avec autosatisfaction dans un mauvais français, un mauvais anglais, un mauvais franglais sur de la musique pop rock mal dégrossie. Ils feraient mieux d’avoir l’humilité de dérouler le tapis rouge pour la Coutant. Les Inrocks pourraient lui consacrer une couverture, elle ne l’aurait pas volée.
Rendez-vous est donné en janvier 2012, mois de la sortie de son nouvel album
http://www.youtube.com/watch?v=rvQY_sVwAaE clip La parade nuptiale
Vous avez l’eau à la bouche ? Vous pouvez déguster le maxi 4 titres Parades nuptiales sur les sites de téléchargement légal.
Luc Melmont
Le Retour de BACCHUS
Le Retour de BACCHUS
Je ne parle pas de la divinité, mais de son incarnation. Nicolas Bacchus. Troubadour libertin, décomplexé : Si je taquine les femmes en prose / Je rêve à l’homme en vers / Et contre tout. Avec Guidoni et Juliette, il a clairement participé à la libération de la parole homosexuelle dans la chanson, ce n’était pas gagné, ce n’est d’ailleurs toujours pas acquis non plus. Bacchus est toujours là, de sa petite ombre, régnant sur une certaine chanson poético-engagée, somptueusement écrite et mise en musique. Le nouvel album La Verve et la Joie ne déroge pas à la règle : belle production avec des duos classes : Anne Sylvestre, Agnès Bihl, Sarcloret.
Mention 4 étoiles à la chanson Identité Nationale, une chanson salutaire, comme celle toute récente, sublime de Bénabar, Politiquement correct, on a besoin de chansons salutaires en ces temps pénibles où les Français sont souvent divisés, montés les uns et les autres, en fonction de couleur de peau, d’orientation sexuelle ou encore de classes sociales, voire tout récemment encore le comportement d’un Mariani chef de file de l'inquiétante droite populaire et sociale, qui envoie les forces de l’ordre bosser à la place des grévistes.
Le nouveau cru Bacchus est de la même qualité artistique et technique que les précédents. C’est pourquoi ses chansons défient le temps qui passe. Filet mignon est l’une des plus belles chansons sensuelles et tendres de ces dernières années sur l’amour homosexuelle. Ne venez pas me dire qu’il est difficile de trouver le dernier album du troubadour, c’est faux, faux et archi-faux, il a été l’un des premiers dans le milieu de la chanson à s’adapter à l’évolution du marché du disque, pour ceux et celles indifférents à l’objet disque, on peut toujours télécharger les chansons sur fnacmusic.com, musicme.com etc…ou simplement le voir sur scène. Je stoppe là, j’ai trop parlé, une chanson Bacchus ne se conseille pas : on l’écoute et on se tait face à un si beau talent qui s’impose.
http://www.nicolas-bacchus.com/
http://www.bacchanales-prod.fr/
http://www.musicme.com/Nicolas-Bacchus/albums/La-Verve-Et-La-Joie-3700173975323.html
Luc Melmont
Bonjour Russie!!!!
Il n'y a pas que Mylene Farmer et Mirelle Mathieu qui sont connues en Russie. On y aime aussi (feu) Joe Dassin et Patrick Fiori...





















































